// //

lundi 28 septembre 2009

Making of d'un livre : dialogue sur l'amour

Il y a 85 nouvelles dans "100 mots ou presque" mais comme je l'explique ICI, j'en avais écrit bien plus de 100 puis j'ai fait un tri. Horrible et douloureux travail!
Et depuis, j'en ai écrit d'autres qui auraient pu en faire partie.
Comme ce texte : "Dialogue"
- J’ai adoré faire l’amour avec vous.
- Moi aussi.
- C’était quoi, notre relation ?
- Quelque chose de très fort. L’envie, la pulsion totale, le désir, la chair de poule, la même attirance ressentie au même moment.
- Oui, c’était exactement cela. Animale, quoi.
- Et pourquoi s’est-elle terminée ? J’aurais aimé continuer, moi.
- Pas moi.
- Pourquoi ?
- J’avais peur d’être trop attirée et puis on tournait en rond avec nos rendez-vous cachés, il ne se passait rien en-dehors de ces moments-là.
- Oui, c’est vrai. Mais ces moments-là, comme vous dites, je m’en souviens encore…
- Mais moi aussi, que croyez-vous ? J’y pense souvent.
- Vous y pensez comment ?
- Avec nostalgie… Vous étiez doux.
- Vous aussi, vous avez la peau incroyablement douce, je la sens encore au bout de mes doigts...
- Ne parlez pas au présent, s’il vous plait.
- Ah bon, vous avez changé ? Vous n’êtes plus la même ?
- Je ne serai pas la même si je n’avais pas changé.
- Vous ai-je dit que je n’ai plus jamais connu de tels moments ?
- Vous ne m’avez rien dit puisqu’on ne s’est pas revu jusqu’à aujourd’hui.
- Une histoire de sexe alors et puis c’est tout ?
- Il y avait le sexe, aussi.
- Et c’était bien.
- Oui.
- C’était très fort, très profond.
- Taisez-vous ! Laissez-moi seulement le souvenir de votre regard tendre, le reste s’efface.
- Vivre de souvenirs, c’est un peu frustrant.
- Cela vous fait du bien, la frustration, à vous les hommes. Vous avez trop tendance à vous croire en terrain conquis dès le premier sourire. Apprenez-donc la patience et la modestie.
- En matière de modestie, je ne crains personne.
- Ah oui, l’humour, c’est vrai !... Vous me faisiez bien rire…
- Avec les femmes, le rire est toujours un bon prélude.
- Prétentieux !
- Je n’y peux rien, l’esprit de dérision fait partie de moi, il m’aide à survivre.
- Vous voilà bien grave tout à coup.
- N’ayez crainte, ce n’était qu’un coup de blues en vous revoyant si belle et lumineuse.
- Merci.
- Au revoir, alors ?
- Adieu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire