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jeudi 1 octobre 2009

Roman autobiographique, oxymore ou pléonasme?

Les gens qui me connaissent croient tous que je parle d'eux et de moi dans mon livre 100 mots ou presque. Parfois, on frise le drame: une nouvelle parle de cancer et tous mes amis qui en ont un ou qui en ont eu un (et malheureusement j'en connais beaucoup et heureusement beaucoup s'en sont sortis) s'imaginent qu'il s'agit d'eux. Alors quand le héros dit "pas de rémission",  imaginez le désastre! Donc à tous mes amis malades ou en bonne santé, je dis: ce livre est un roman, un livre de fiction, lisible y compris par les gens qui ne me connaissent pas, cela fera un peu plus de monde d'ailleurs. Bien sûr, c'est mon premier roman et on sait bien qu'un auteur pour son premier ouvrage puise dans son passé et son expérience. Mais j'ai tout imaginé car ce que je veux, ce que j'aime, c'est créer des personnages et des situations. Souvent le point de départ est infinitésimalement vrai mais ensuite je pars en voyage, mes voyages à moi, dans ma tête. Par exemple: dans la nouvelle "Cinéma", le héros croit assister à un meurtre et sa vie en est changée. Au risque de vous décevoir, cela ne m'est jamais arrivé: la seule chose vraie dans cette histoire, c'est que moi aussi je fais de la moto!

mardi 14 juillet 2009

Pourquoi ce titre?

Dès le début, j'ai voulu écrire 100 nouvelles, chacune titrées d'un mot: donc "100 mots", le titre du livre s'est imposé d'emblée. Dans la fièvre de l'écriture, lorsque je décide enfin d'arrêter, je me rends compte que j'ai largement dépassé le quota. Je fais le tri, j'élimine, je recentre autour de Julien et Virginie, mes deux héros présents tout au long du livre. Hélas, me voilà retombé à 70 nouvelles! Je me remets à l'ouvrage et à 85, je pose le stylo (quel est l'équivalent quand on tape sur un clavier? ), c'est fini. La fatigue, la fin de l'inspiration, l'envie de passer à autre chose, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est fini. Ce sera donc "100 mots ou presque"...
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus! Et, pour répondre à une question souvent posée, oui, je suis sensible au jeu de mots, on peut aussi entendre "Sans mots ou presque", il faut peu de mots pour dire quelque chose. Tout ce qui tourne autour de ce thème de la concision, de la phrase courte, de l'histoire courte, tout cela fait partie de mes préoccupations, de ma sensibilité. Avec tous les auteurs et toutes les citations qui vont avec, de Flaubert à Alphonse Allais.

mercredi 1 juillet 2009

Echo

Elle est partie, ne laissant dans la maison vide que l’écho de ses pas pressés, un sillage invisible (ses cheveux ondulants), les molécules d’un parfum chaud (sa peau), le souvenir d’un murmure rauque, sa voix chantante.
Elle est partie et tout s'est arrêté. Dans les vases, les fleurs ne respirent plus. Aux murs, les tableaux penchés font grise mine. Le piano ne frémit plus d’une corde. Sur les étagères, les livres s’affaissent dans la poussière. Le chat se terre sous le lit.
Mais quand reviendra-t-elle ? Remplie de ses indices statufiés, momie ébahie, la maison vide retient son souffle, elle ne vit plus que dans l’attente de son retour.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Partout où Julien tourne son regard, il ne voit qu’elle, comme s’il n’avait jamais habité ici. Dans le salon, c’est là qu’elle s’asseyait, près de la fenêtre. Souvent, elle poussait la table pour se rapprocher de la lumière du jour. A cet endroit sur le meuble, là où se dessine encore un contour dans la poussière, trônait son petit ordinateur portable tout blanc. Il clignotait la nuit comme un phare, pour dire : « Dormez-bien, jeunes gens, je veille sur vous, vos e-mails et vos relations. »
Dans la chambre, il entend le lit gémir du jour où il s’était effondré de leurs jeux. La maison vacante est remplie des indices de Virginie, au sens linguistique, comme la fumée est l’indice du feu, la larme qui glisse sur la joue celui de la souffrance, la trace de pas sur le sable le signe de quelqu’un venu marcher là, exprès.
Pas de trace sur le parquet de la chambre et, pourtant, Julien y voit encore des pieds nus de danseuse effleurer le sol, glissant comme sur un tapis roulant. Il se souvient de l’air fendu par ces lents mouvements de tai-chi qu’elle exécutait au pied du lit où il paressait encore. « Et là, tu la sens, la cigogne qui prend son envol, tu la vois ? » murmurait-elle dans une drôle de posture exécutée comme dans un film au ralenti. De son regard encore ensommeillé, il finissait par imaginer une silhouette de grand volatile et aujourd’hui encore, de ses yeux tristes, il perçoit une ombre chinoise dans l’espace vidé de ses gestes, rempli de son absence. L’oiseau s’est envolé dans les nuages et le monde autour de Julien, tel qu’il le contemple, n’est plus qu’un néant habillé d’objets sans âmes.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Tiens, la voilà, elle était juste partie acheter des cigarettes.
Le cinéma qu’on se fait parfois, c’est dingue.

mardi 30 juin 2009

Où puis-je l'acheter?

alapage.com
fnac.com
amazon.fr
chapitre.com
Ou bien sûr dans toutes les meilleures librairies et si jamais vous ne l'y trouvez pas, vous pouvez même le commander!

C'est quoi ce livre?

Extrait de la 4e de couverture:
"Voici la vie quotidienne, l’amour et la souffrance, le rire aussi et la nostalgie. Ces nouvelles fugitives parlent de rêves et d’animaux, de l’enfance et de l’amitié. Certaines sont de vrais polars, d’autres des romans de science-fiction.
Chacune possède sa propre trame narrative, à la chute souvent inattendue.
Finalement, mises bout à bout, elles racontent peut-être l’histoire d’un couple, Julien et Virginie.
Avec des mots simples, une vraie jubilation dans l’écriture et un regard décalé.
Un peu moins de cent histoires courtes (quatre-vingt cinq exactement), titrées, chacune, d’un seul mot et présentées par ordre alphabétique, de A comme « Amour » à Z comme « ZZZ ». Un index liste ces mots en fin de livre.
On peut les lire comme on veut, en séquence, en choisissant son mot dans la table des mots ou en piochant au hasard des pages.
On les lit comme on vit."