Andrée Muller signe un joli petit article sur mon livre: manifestement, elle l'a lu et il lui a plu. C'est agréable!
Seul défaut: elle l'a rangé dans la catégorie "Informatique et logiciels", sans doute parce qu'il n'y a pas de rubrique "Livres" apparemment sur ce site (c'est terrifiant, un tel oubli...) et qu'il y a peut-être sur les 85 nouvelles, deux ou trois qui parlent de technologies...
a lire sur le site manews.com (accès sur inscription gratuite)
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lundi 14 septembre 2009
jeudi 10 septembre 2009
Merci aux 100 amis qui sont venus à ma signature!
Je suis ému, reconnaissant, je dis un grand merci à tous ceux et toutes celles qui sont venues à la première présentation de mon livre.
Ce fut un grand moment, avec discours de l'éditeur et du directeur de collection, un plaidoyer pour le genre littéraire des "nouvelles" et tout et tout, des références à Maupassant, Flaubert, Mallarmé, excusez du peu...
Un merci particulier à l'imprimeur Jean-Paul Maury avec le stylo duquel j'ai pu signer mes dédicaces, car j'avais évidemment oublié le mien!
Et pour ceux qui en redemandent, une deuxième séance de signature est prévue:
Le Samedi 26 septembre 2009
de 16h à 19h
Libraire Imagépages (ex L'Integraal)
75, rue Royale
78000 Versailles
Ce fut un grand moment, avec discours de l'éditeur et du directeur de collection, un plaidoyer pour le genre littéraire des "nouvelles" et tout et tout, des références à Maupassant, Flaubert, Mallarmé, excusez du peu...
Un merci particulier à l'imprimeur Jean-Paul Maury avec le stylo duquel j'ai pu signer mes dédicaces, car j'avais évidemment oublié le mien!
Et pour ceux qui en redemandent, une deuxième séance de signature est prévue:
Le Samedi 26 septembre 2009
de 16h à 19h
Libraire Imagépages (ex L'Integraal)
75, rue Royale
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mardi 11 août 2009
Les figures de style
Puisque ce blog, créé à l'origine pour le lancement de mon dernier livre - "100 mots ou presque", un recueil de nouvelles courtes, histoires de la vie ordinaire -, devient de plus en plus un blog littéraire, pourquoi pas, je vais y rapatrier quelques éléments déjà publiés ici et là.
Voici par exemple mon petit résumé des figures de style, créé pour mes étudiants de Dauphine. Il doit presque tout à Henri Suhamy ("Les figures de style", PUF Que sais-je,1988), pour qui : « L’expression figure de style est un ensemble de deux figures de style accolées, une métaphore et une métonymie : le style était jadis un poinçon pour graver des caractères dans la cire, donc dire style au lieu d’écriture est une métonymie (l’outil à la place de l’usage) ; figure vient de figura, « dessin », donc il y a dérivation de sens, métaphore, car on passe d’une idée à sa représentation. »
Mon modeste résumé, en style télégraphique, est téléchargeable en pdf à cette adresse:
http://www.infotechart.com/style/les-figures-de-style.pdf.
Bonne lecture!
Voici par exemple mon petit résumé des figures de style, créé pour mes étudiants de Dauphine. Il doit presque tout à Henri Suhamy ("Les figures de style", PUF Que sais-je,1988), pour qui : « L’expression figure de style est un ensemble de deux figures de style accolées, une métaphore et une métonymie : le style était jadis un poinçon pour graver des caractères dans la cire, donc dire style au lieu d’écriture est une métonymie (l’outil à la place de l’usage) ; figure vient de figura, « dessin », donc il y a dérivation de sens, métaphore, car on passe d’une idée à sa représentation. »
Mon modeste résumé, en style télégraphique, est téléchargeable en pdf à cette adresse:
http://www.infotechart.com/style/les-figures-de-style.pdf.
Bonne lecture!
mardi 14 juillet 2009
Pourquoi ce titre?
Dès le début, j'ai voulu écrire 100 nouvelles, chacune titrées d'un mot: donc "100 mots", le titre du livre s'est imposé d'emblée. Dans la fièvre de l'écriture, lorsque je décide enfin d'arrêter, je me rends compte que j'ai largement dépassé le quota. Je fais le tri, j'élimine, je recentre autour de Julien et Virginie, mes deux héros présents tout au long du livre. Hélas, me voilà retombé à 70 nouvelles! Je me remets à l'ouvrage et à 85, je pose le stylo (quel est l'équivalent quand on tape sur un clavier? ), c'est fini. La fatigue, la fin de l'inspiration, l'envie de passer à autre chose, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est fini. Ce sera donc "100 mots ou presque"...
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus! Et, pour répondre à une question souvent posée, oui, je suis sensible au jeu de mots, on peut aussi entendre "Sans mots ou presque", il faut peu de mots pour dire quelque chose. Tout ce qui tourne autour de ce thème de la concision, de la phrase courte, de l'histoire courte, tout cela fait partie de mes préoccupations, de ma sensibilité. Avec tous les auteurs et toutes les citations qui vont avec, de Flaubert à Alphonse Allais.
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus! Et, pour répondre à une question souvent posée, oui, je suis sensible au jeu de mots, on peut aussi entendre "Sans mots ou presque", il faut peu de mots pour dire quelque chose. Tout ce qui tourne autour de ce thème de la concision, de la phrase courte, de l'histoire courte, tout cela fait partie de mes préoccupations, de ma sensibilité. Avec tous les auteurs et toutes les citations qui vont avec, de Flaubert à Alphonse Allais.
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mercredi 1 juillet 2009
Echo
Elle est partie, ne laissant dans la maison vide que l’écho de ses pas pressés, un sillage invisible (ses cheveux ondulants), les molécules d’un parfum chaud (sa peau), le souvenir d’un murmure rauque, sa voix chantante.
Elle est partie et tout s'est arrêté. Dans les vases, les fleurs ne respirent plus. Aux murs, les tableaux penchés font grise mine. Le piano ne frémit plus d’une corde. Sur les étagères, les livres s’affaissent dans la poussière. Le chat se terre sous le lit.
Mais quand reviendra-t-elle ? Remplie de ses indices statufiés, momie ébahie, la maison vide retient son souffle, elle ne vit plus que dans l’attente de son retour.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Partout où Julien tourne son regard, il ne voit qu’elle, comme s’il n’avait jamais habité ici. Dans le salon, c’est là qu’elle s’asseyait, près de la fenêtre. Souvent, elle poussait la table pour se rapprocher de la lumière du jour. A cet endroit sur le meuble, là où se dessine encore un contour dans la poussière, trônait son petit ordinateur portable tout blanc. Il clignotait la nuit comme un phare, pour dire : « Dormez-bien, jeunes gens, je veille sur vous, vos e-mails et vos relations. »
Dans la chambre, il entend le lit gémir du jour où il s’était effondré de leurs jeux. La maison vacante est remplie des indices de Virginie, au sens linguistique, comme la fumée est l’indice du feu, la larme qui glisse sur la joue celui de la souffrance, la trace de pas sur le sable le signe de quelqu’un venu marcher là, exprès.
Pas de trace sur le parquet de la chambre et, pourtant, Julien y voit encore des pieds nus de danseuse effleurer le sol, glissant comme sur un tapis roulant. Il se souvient de l’air fendu par ces lents mouvements de tai-chi qu’elle exécutait au pied du lit où il paressait encore. « Et là, tu la sens, la cigogne qui prend son envol, tu la vois ? » murmurait-elle dans une drôle de posture exécutée comme dans un film au ralenti. De son regard encore ensommeillé, il finissait par imaginer une silhouette de grand volatile et aujourd’hui encore, de ses yeux tristes, il perçoit une ombre chinoise dans l’espace vidé de ses gestes, rempli de son absence. L’oiseau s’est envolé dans les nuages et le monde autour de Julien, tel qu’il le contemple, n’est plus qu’un néant habillé d’objets sans âmes.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Tiens, la voilà, elle était juste partie acheter des cigarettes.
Le cinéma qu’on se fait parfois, c’est dingue.
Elle est partie et tout s'est arrêté. Dans les vases, les fleurs ne respirent plus. Aux murs, les tableaux penchés font grise mine. Le piano ne frémit plus d’une corde. Sur les étagères, les livres s’affaissent dans la poussière. Le chat se terre sous le lit.
Mais quand reviendra-t-elle ? Remplie de ses indices statufiés, momie ébahie, la maison vide retient son souffle, elle ne vit plus que dans l’attente de son retour.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Partout où Julien tourne son regard, il ne voit qu’elle, comme s’il n’avait jamais habité ici. Dans le salon, c’est là qu’elle s’asseyait, près de la fenêtre. Souvent, elle poussait la table pour se rapprocher de la lumière du jour. A cet endroit sur le meuble, là où se dessine encore un contour dans la poussière, trônait son petit ordinateur portable tout blanc. Il clignotait la nuit comme un phare, pour dire : « Dormez-bien, jeunes gens, je veille sur vous, vos e-mails et vos relations. »
Dans la chambre, il entend le lit gémir du jour où il s’était effondré de leurs jeux. La maison vacante est remplie des indices de Virginie, au sens linguistique, comme la fumée est l’indice du feu, la larme qui glisse sur la joue celui de la souffrance, la trace de pas sur le sable le signe de quelqu’un venu marcher là, exprès.
Pas de trace sur le parquet de la chambre et, pourtant, Julien y voit encore des pieds nus de danseuse effleurer le sol, glissant comme sur un tapis roulant. Il se souvient de l’air fendu par ces lents mouvements de tai-chi qu’elle exécutait au pied du lit où il paressait encore. « Et là, tu la sens, la cigogne qui prend son envol, tu la vois ? » murmurait-elle dans une drôle de posture exécutée comme dans un film au ralenti. De son regard encore ensommeillé, il finissait par imaginer une silhouette de grand volatile et aujourd’hui encore, de ses yeux tristes, il perçoit une ombre chinoise dans l’espace vidé de ses gestes, rempli de son absence. L’oiseau s’est envolé dans les nuages et le monde autour de Julien, tel qu’il le contemple, n’est plus qu’un néant habillé d’objets sans âmes.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Tiens, la voilà, elle était juste partie acheter des cigarettes.
Le cinéma qu’on se fait parfois, c’est dingue.
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mardi 30 juin 2009
Où puis-je l'acheter?
alapage.com
fnac.com
amazon.fr
chapitre.com
Ou bien sûr dans toutes les meilleures librairies et si jamais vous ne l'y trouvez pas, vous pouvez même le commander!
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roman
C'est quoi ce livre?
Extrait de la 4e de couverture:
"Voici la vie quotidienne, l’amour et la souffrance, le rire aussi et la nostalgie. Ces nouvelles fugitives parlent de rêves et d’animaux, de l’enfance et de l’amitié. Certaines sont de vrais polars, d’autres des romans de science-fiction.
Chacune possède sa propre trame narrative, à la chute souvent inattendue.
Finalement, mises bout à bout, elles racontent peut-être l’histoire d’un couple, Julien et Virginie.
Avec des mots simples, une vraie jubilation dans l’écriture et un regard décalé.
Un peu moins de cent histoires courtes (quatre-vingt cinq exactement), titrées, chacune, d’un seul mot et présentées par ordre alphabétique, de A comme « Amour » à Z comme « ZZZ ». Un index liste ces mots en fin de livre.
On peut les lire comme on veut, en séquence, en choisissant son mot dans la table des mots ou en piochant au hasard des pages.
On les lit comme on vit."
"Voici la vie quotidienne, l’amour et la souffrance, le rire aussi et la nostalgie. Ces nouvelles fugitives parlent de rêves et d’animaux, de l’enfance et de l’amitié. Certaines sont de vrais polars, d’autres des romans de science-fiction.
Chacune possède sa propre trame narrative, à la chute souvent inattendue.
Finalement, mises bout à bout, elles racontent peut-être l’histoire d’un couple, Julien et Virginie.
Avec des mots simples, une vraie jubilation dans l’écriture et un regard décalé.
Un peu moins de cent histoires courtes (quatre-vingt cinq exactement), titrées, chacune, d’un seul mot et présentées par ordre alphabétique, de A comme « Amour » à Z comme « ZZZ ». Un index liste ces mots en fin de livre.
On peut les lire comme on veut, en séquence, en choisissant son mot dans la table des mots ou en piochant au hasard des pages.
On les lit comme on vit."
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