"Spécial érotisme" (soi-disant) dans le magazine culturel BSC News.
Résultat: tous les archétypes, en tout cas dans cette photo de Glenn Michel (le photographe pas la femme)
C'est la femme qui est érotique.
Elle est soumise, à genoux.
Mais elle est aussi sauvage, avec sa chevelure de lionne
(sous-entendu la garce!)
Elle est de dos, une inconnue.
Elle est une forme, pas une âme.
Et le plus beau des archétypes: la femme terre de contraste, noir et blanc.
... Il y a encore du chemin à faire dans le regard des hommes...
jeudi 25 février 2010
mardi 23 février 2010
Manifeste pour une révolte tranquille
Au début, on se dit c’est pas grave, un défaut de jeunesse, ça leur passera, il en faut des mégalos et des bavards, ça fait avancer le schmilblick, faut pas être un enfant de chœur pour motiver les mercenaires dans ce struggle for life permanent qu’est la vie du business et de la société.
Mais, au bout de quelques années à observer ce même spectacle désolant, ce gâchis incroyable, cette prédominance des incompétences diplômées, le petit cirque de ce minuscule et ridicule Clochemerle qu’est la France des affaires, de la politique et des médias, on finit par en avoir marre.
C’est Sarkozy qui a été la goutte d’eau, c’est ce qu’il est d’ailleurs, une goutte d’eau dans l’océan de l’histoire, faudrait lui dire. Mais il n'est que le représentant de la nouvelle élite, faite de marionnettes hystériques, agitées par les courants de passage, reniflant le vent dominant, des pantins sans la moindre grandeur, qui secouent le mot « réforme » comme une vieille outre dont ils ne tirent que des pets foireux.
Qu’on en soit arrivé à ce point-là de la désolation des idées et du manque d’envergure, packagés dans une communication aussi vide qu'entropique, est une constatation qui d’abord me navre puis me révolte.
Non, ce n’est pas possible ! Ce n’est pas ce monde-là que j’ai envie de laisser à mes enfants, on n’a pas vécu ce qu’on a vécu, espéré ce qu’on a espéré, fait ce qu’on a fait, pour en arriver là.
Les rêves doivent rester les plus forts, l’intelligence et le cœur à nouveau se mêler : la famille, l’école, l’entreprise sont d’abord des lieux de vie et de frottement humain dont peuvent jaillir des étincelles d’absolu.
Il suffit de se révolter tranquillement, partout, chacun à sa place et pas forcément par une énième grève déclenchée par des syndicats en perte de vitesse, dépassés eux aussi par les évolutions des mentalités.
Regarder droit dans les yeux les aficionados de la langue de bois et leur dire : « C’est pas bientôt fini votre cinéma ? On peut parler de la vraie vie maintenant ? »
Mettre gentiment à la retraire les vieux sénateurs, les vrais, bardés de bleu-blanc-rouge, et tous les autres, les petits chefs de tous nos Landerneau : ils n’ont pas forcément démérités mais ils en ont surtout bien profité.
Mettre en scène les jeunes, les fous, les poètes, que les femmes demandent les hommes en mariage, que des entrepreneurs deviennent très très riches sur des idées nouvelles, et les salariés aussi, rien que pour montrer que c’est possible, qu’on essaye tout, d’abord et qu’on fasse le bilan ensuite.
Je veux de l’amour et de la joie au milieu de l’effort, de la sueur et du rire, je veux bien qu’on se donne la main mais je veux surtout des bras ouverts sur le monde et des regards levés ensemble vers toutes ces planètes qui nous fuient depuis qu’elles ont compris notre insignifiance.
Ca les fera peut-être revenir et alors a lumière du soleil en sera différente.
--source image --
lundi 22 février 2010
La Voie
Homme libre et faible voici enfin ta voie
Dénuée de poussière et d’ortie
Écoute l’oracle guidé par l’amour
Assieds-toi un instant près de moi
Calme ton cœur qui bat trop fort
A courir après l’informulé
Viens tu peux déposer tes larmes et ton désir tragique
Mon ami mon frère écoute-moi
La vérité que tu cherchais était là
Proche de toi mais tu ne la voyais pas
Arbre décharné tes branches nouées
Retourné en-dedans tel un phare à l’envers
Alors voici
Commence par te frotter à l’homme au lieu de le fuir
Nourris-toi du fond de ses regards fiers
Et c’est ainsi que naîtront tes nouveaux désirs
Ton âme blottie dans la chaleur des autres
Ensuite cherche dans toute chose sa beauté
Mais loin au-delà d’elle nichée quelque part
En haut d’une montagne derrière un nuage
Un coin secret que tu découvriras émerveillé
Et ce sera ton jardin mystérieux éternel
Enfin demeure en tes mots avec la chair et non l’esprit
Tu es le temple de ta poésie
Seule vérité possible elle est la voie
Elle est la clé qui ouvre toutes les portes
Mon ami mon frère
Je ne te parle pas de bonheur ni de plénitude
Je te parle simplement de ta vie
Et de sa vraie richesse
Un sourire de pleine lune
Dans la nuit de tes doutes
Marche
Dénuée de poussière et d’ortie
Écoute l’oracle guidé par l’amour
Assieds-toi un instant près de moi
Calme ton cœur qui bat trop fort
A courir après l’informulé
Viens tu peux déposer tes larmes et ton désir tragique
Mon ami mon frère écoute-moi
La vérité que tu cherchais était là
Proche de toi mais tu ne la voyais pas
Arbre décharné tes branches nouées
Retourné en-dedans tel un phare à l’envers
Alors voici
Commence par te frotter à l’homme au lieu de le fuir
Nourris-toi du fond de ses regards fiers
Et c’est ainsi que naîtront tes nouveaux désirs
Ton âme blottie dans la chaleur des autres
Ensuite cherche dans toute chose sa beauté
Mais loin au-delà d’elle nichée quelque part
En haut d’une montagne derrière un nuage
Un coin secret que tu découvriras émerveillé
Et ce sera ton jardin mystérieux éternel
Enfin demeure en tes mots avec la chair et non l’esprit
Tu es le temple de ta poésie
Seule vérité possible elle est la voie
Elle est la clé qui ouvre toutes les portes
Mon ami mon frère
Je ne te parle pas de bonheur ni de plénitude
Je te parle simplement de ta vie
Et de sa vraie richesse
Un sourire de pleine lune
Dans la nuit de tes doutes
Marche
vendredi 4 décembre 2009
mardi 27 octobre 2009
L'enfant dort
On a tous envie d'être, à nouveau, cet enfant-là, emmitouflé, qui dort avec application parce qu'il sait profiter des bons moments. Le rayon de soleil hésite à le déranger, il ne veut pas brûler cette paupière si bien fermée. Les couvertures retiennent leur respiration de peur de se déplisser et que l'enfant se réveille. A quoi pense-t-il? Comment sont ses rêves? Ne voit-il que des petits anges blancs souriants? N'entend-il qu'une musique douce, la berceuse que sa mère lui sussurrait quand il était dans son ventre? Quelle est donc sa vision d'un monde idyllique? Si seulement il pouvait nous la faire partager, que l'on retrouve ne serait-ce qu'un instant, notre âme d'enfant!
lundi 26 octobre 2009
J'adore Jim Harrison
J'adore Jim Harrison, sans doute parce que je n'arriverai jamais à écrire des histoires comme lui. Dans "Légendes d'automne" (1985), qui reste l'un de ses meilleurs livres, les premiers personnages qu'il met en scène dans la première nouvelle ("Une vengeance") sont un type en train de se vider de son sang dans le désert et les coyotes et les vautours autour de lui qui attendent patiemment l'heure du repas. Difficile de faire mieux pour donner le ton dès le départ! Mon prochain livre, un polar, commence, pour l'instant par "Toc,toc, toc.." Pas mal non pour un début?
mardi 20 octobre 2009
Les votes de Dieu et du Diable
- Sarkozy, me dit-il.
- Pourquoi ?
- Parce que c’est le seul qui me l’a demandé.
- Mon Dieu, vous voulez rire. Et Bayrou, il ne va pas à la messe, lui ?
- Si, mais il ne pense qu’à ses chevaux. Il se prétend éleveur alors qu’il n’a que deux vieilles poulinières rassies.
- Ségolène, famille nombreuse, fille de militaire, tout le tintouin, elle, elle vous parle forcément.
- Oui mais je ne l’écoute pas, elle ne s’est pas mariée à l’église. J’ai encore quelques principes, nom de moi !
- Bon, alors Le Pen, Jeanne d’Arc, la messe en latin, ça par contre, ça doit vous plaire.
- J’avoue que j’aurais un petit faible si, malheureusement, il n’y avait pas chez lui une forte odeur de souffre.
- A propos, le Diable, vous savez pour qui il a voté ?
- Allez donc lui demander, je ne suis pas son commis, quand même !
Je me rends chez le Diable : comme d’habitude, ça sent bon chez lui - que diable, il est toujours en cuisine -, un poulet aux olives et aux herbes de provence. Il débouche un haute-faucherie 1989. Après un excellent repas, on allume un cigare, un verre de vieille prune de Souillac à la main, on se renfonce dans les fauteuils cuir.
- Blanc, dit-il au bout d’un moment.
- Quoi ?
- J'ai voté blanc, c’est ce que tu es venu me demander, non ?
- Et pourquoi blanc ?
- Parce que c’est une couleur qui m’est normalement interdite, un règlement à la con imposé par Dieu. Alors, là, j’en profite !
Et il éclate d’un rire sardonique qui enfle, qui fait péter tous les murs, le feu se répand comme la poudre, j’ai chaud, je brûle, je hurle…
Et je me réveille, en sueur. Aux prochaines zélections, je voulais voter blanc mais, finalement, je vais réfléchir…
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