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mardi 14 juillet 2009

Mon dernier livre... en 2006 : "Homo Informaticus"

Ouvrage collectif réalisé par la rédaction de 01 Informatique, avec Olivier Pardini aux manettes de la direction artistique et Christine Simha à celle de l'iconographie.
Des photos soigneusement choisies et légendées qui symbolisent l'avancée des
technologies de l'information dans la société, pendant les 40 dernières années.




Un extrait que j'aime bien:
1929 : « La Terre est bleue comme une orange » écrit le poète Paul Eluard.
1969: confirmation par Apollo 11
; cette image de la Terre se levant au-dessus de l'horizon de la Lune a été prise depuis le vaisseau Apollo 11, le 16 juillet 1969.
La région lunaire que l'on voit ici est la Mer de Smuth.
Les coordonnées du centre de la zone sont 85° est en longitude et 3° nord en latitude. (Source Google).

Pour la première fois, une mission spatiale est suivie sur écran.

Source : « Homo Informaticus », Editions 01 Informatique, 2006
.
Moralité: Le poète a toujours raison...

Il y a 40 ans entre l'intuition du poète et sa confirmation scientifique.
Et il y a 40 ans que l'homme a marché sur la Lune, bon diou!...

Et aussi tous les mots de mon précédent livre "Dictionnaire impertinent des branchés" ***

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*** publié chez First Editions en 2002

Pourquoi ce titre?

Dès le début, j'ai voulu écrire 100 nouvelles, chacune titrées d'un mot: donc "100 mots", le titre du livre s'est imposé d'emblée. Dans la fièvre de l'écriture, lorsque je décide enfin d'arrêter, je me rends compte que j'ai largement dépassé le quota. Je fais le tri, j'élimine, je recentre autour de Julien et Virginie, mes deux héros présents tout au long du livre. Hélas, me voilà retombé à 70 nouvelles! Je me remets à l'ouvrage et à 85, je pose le stylo (quel est l'équivalent quand on tape sur un clavier? ), c'est fini. La fatigue, la fin de l'inspiration, l'envie de passer à autre chose, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est fini. Ce sera donc "100 mots ou presque"...
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus! Et, pour répondre à une question souvent posée, oui, je suis sensible au jeu de mots, on peut aussi entendre "Sans mots ou presque", il faut peu de mots pour dire quelque chose. Tout ce qui tourne autour de ce thème de la concision, de la phrase courte, de l'histoire courte, tout cela fait partie de mes préoccupations, de ma sensibilité. Avec tous les auteurs et toutes les citations qui vont avec, de Flaubert à Alphonse Allais.

lundi 13 juillet 2009

C'est plus rapide peut-être chez Alapage...

Je suis d'accord... il n'est pas facile à trouver mon livre !
C'est la politique de l'éditeur... dont je ne vais pas dire du mal puisque c'est mon éditeur!...
Aux dernières nouvelles, si vous le commandez sur alapage.com, vous pouvez espérer le recevoir en quelques jours...
Peut-être que le rachat (à France Telecom) de alapage.com par Rue du Commerce va dynamiser tout cela...
Désolé de ces délais...
Commander "100 mots ou presque" de Luc Fayard sur alapage.com

mardi 7 juillet 2009

Un lien pour le commander sur le site de L'Harmattan

Ce sera peut-être un peu plus rapide que sur les autres sites web... je ne sais pas...
Commander 100 mots ou presque de Luc Fayard sur le site L'Harmattan

lundi 6 juillet 2009

Deux séances de signature à la rentrée!

- le lundi 7 septembre à 18h à Paris : à l'Espace L'Harmattan 21 bis, rue des Écoles
M° Maubert Mutualité 75005 Paris tel. 01 40 46 79 10 fax 01 43 29 86 20
- le samedi 26 septembre à Versailles: librairie L'Intégraal‎ 75, Rue Royale, 78000 Versailles, France‎ - 01 39 51 93 81‎ - de 10h30 à 13h et de 14h30 à 18h

mercredi 1 juillet 2009

Echo

Elle est partie, ne laissant dans la maison vide que l’écho de ses pas pressés, un sillage invisible (ses cheveux ondulants), les molécules d’un parfum chaud (sa peau), le souvenir d’un murmure rauque, sa voix chantante.
Elle est partie et tout s'est arrêté. Dans les vases, les fleurs ne respirent plus. Aux murs, les tableaux penchés font grise mine. Le piano ne frémit plus d’une corde. Sur les étagères, les livres s’affaissent dans la poussière. Le chat se terre sous le lit.
Mais quand reviendra-t-elle ? Remplie de ses indices statufiés, momie ébahie, la maison vide retient son souffle, elle ne vit plus que dans l’attente de son retour.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Partout où Julien tourne son regard, il ne voit qu’elle, comme s’il n’avait jamais habité ici. Dans le salon, c’est là qu’elle s’asseyait, près de la fenêtre. Souvent, elle poussait la table pour se rapprocher de la lumière du jour. A cet endroit sur le meuble, là où se dessine encore un contour dans la poussière, trônait son petit ordinateur portable tout blanc. Il clignotait la nuit comme un phare, pour dire : « Dormez-bien, jeunes gens, je veille sur vous, vos e-mails et vos relations. »
Dans la chambre, il entend le lit gémir du jour où il s’était effondré de leurs jeux. La maison vacante est remplie des indices de Virginie, au sens linguistique, comme la fumée est l’indice du feu, la larme qui glisse sur la joue celui de la souffrance, la trace de pas sur le sable le signe de quelqu’un venu marcher là, exprès.
Pas de trace sur le parquet de la chambre et, pourtant, Julien y voit encore des pieds nus de danseuse effleurer le sol, glissant comme sur un tapis roulant. Il se souvient de l’air fendu par ces lents mouvements de tai-chi qu’elle exécutait au pied du lit où il paressait encore. « Et là, tu la sens, la cigogne qui prend son envol, tu la vois ? » murmurait-elle dans une drôle de posture exécutée comme dans un film au ralenti. De son regard encore ensommeillé, il finissait par imaginer une silhouette de grand volatile et aujourd’hui encore, de ses yeux tristes, il perçoit une ombre chinoise dans l’espace vidé de ses gestes, rempli de son absence. L’oiseau s’est envolé dans les nuages et le monde autour de Julien, tel qu’il le contemple, n’est plus qu’un néant habillé d’objets sans âmes.
Mais quand reviendra-t-elle ?
Tiens, la voilà, elle était juste partie acheter des cigarettes.
Le cinéma qu’on se fait parfois, c’est dingue.